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L'histoire acadienne peut se diviser en plusieurs tranches:
| Premières tentatives européennes | L'Acadie est d'abord définie de façon plutôt vague
comme étant la région au nord de la Virginie. Sur les
premières cartes, elle comprenait donc l'ensemble de la Nouvelle-Angleterre.
Elle fut réduite par la multiplication des autres colonies européennes
au début du 17e siècle.
Des marins européens venaient pêcher au large des côtes mais sans faire de véritables établissements. Les premiers Français à s'installer dans la région sont des prisonniers sur une île. Cette colonie éphémère finit par dépérir quand on cessa le ravitaillement annuel. Par la suite, une colonisation systématique débuta en 1604-1605 avec un premier hiver sur l'île Ste-Croix. Au printemps, la colonie se déplaça vers ce qui deviendra Port-Royal. Parmi ces premiers Acadiens, on peut compter les Du Gast de Monts, Dupont-Gravé, Champlain, Bienville et Louis Hébert. Les uns n'ont pas laissé de descendance, les autres sont retournés en France, parfois pour s'établir dans la future colonie de Québec. Mais, plusieurs étaient apparentés comme on le verra dans le texte ci-dessous, les Acadiens étant en gras. Simon Pajot et Johanne Guerineau sont les parents d'Isaac et Jacqueline Pajot. Isaac est le beau-père de Jehan de Biencourt de Poutrincourt alors que Jacqueline est la mère de Louis Hébert et de Charlotte Hébert. Charlotte est la mère de René Maheut. Jehan de Biencourt est le père de Charles et Jacques et aussi le cousin de Charles Turgis de St-Étienne de Latour. On retrouvera à Québec ce Louis Hébert marié avec Marie Rollet, ainsi que le fils de René Maheut, aussi appelé René Maheut et époux de Marguerite Corriveau..Parmi ces premiers Acadiens, seul St-Étienne de Latour a de la descendance acadien, Louis Hébert ayant fait souche au Québec et René Maheut n'ayant apparemment pas de descendants après 2 ou 3 générations. Ceci explique pourquoi les généalogies acadiennes passent sous silence ces premiers colons. Le dernier des Biencourt mourut en 1624 et Charles de St-Étienne en profita pour prendre le contrôle de la colonie, puis s'installera au Cap-de-Sable, sur la pointe sud de l'Acadie, alors que Port-Royal est à l'intérieur de la Baie Française. |
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| La première colonie anglaise | En 1620, le roi d'Angleterre agrandit la colonie anglais du Massachussetts
pour y englober l'Acadie et la colonie de Québec et en 1621, il
concède l'Acadie à l'Écossais William Alexander, celui
lui donnant le nom de Nouvelle-Écosse. Il faut attendre en
1629 pour que les Anglais de Kirke s'emparent à la fois de la colonie
et de Québec. Port-Royal est alors abandonnée et les
Français retournent tous chez eux, sauf St-Étienne de Latour
qui, nous le rappelons, n'est pas à Port-Royal.
Par la suite, les Anglais et les Français alterneront comme maîtres de la colonie. Mais ce n'est qu'en 1629 que le changement de pouvoir s'accompagne du remplacement de tout le monde. |
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| L'Acadie française | En 1632, après la signature du traité de St-Germain-en-Laye,
les Français reviennent en Acadie. De 1632 à 1636,
le siège de la colonie sera à La Hève, fief de Latour,
avant que Port-Royal ne renaisse de ses cendres. C'est alors que
naît l'Acadie généalogique, alors que les premières
familles de "vrais Acadiens" s'établissent. Il est à
remarquer que beaucoup de généalogistes font une distinction
entre les Acadiens venus entre 1632 et 1713, et les autres. Les familles
avec le plus de descendants arrivent avant 1700 mais d'autres migrants
sont arrivés par la suite.
En 1658, la colonie de Plaisance est créée alors que les Anglais sont aussi installés sur la même île de Terre-Neuve. La colonie acadienne continue à croître. Durant un certain temps, elle comprend même l'est de l'état américain du Maine et de la future province de Québec. |
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| L'Acadie anglaise | En 1710, les Anglais s'emparent de l'Acadie de façon définitive.
Après le traité d'Utrecht de 1713, l'Acadie et Plaisance
deviennent des colonies anglaises. Les frontières ne sont
toutefois pas définies avec assez de précision et l'Acadie
anglaise se limite à la partie principale de la future Nouvelle-Écosse,
alors que les Français continuent d'occuper la région de
la rivière St-Jean et ce qui formera le Nouveau-Brunswick, l'île
Royale, future île du Cap-Breton, et l'île St-Jean, future
île du Prince-Édouard.
Les parties françaises et anglaises continuent toutefois à communiquer entre elles puisque certaines familles migrent d'une région à l'autre. Durant cette période, Louisbourg et l'île St-Jean se développent alors que peu d'Anglais s'établissent dans la colonie. Selon certains, les Acadiens croissent très bien sous l'occupation et ont une certaine prospérité comme démontré par le nombre d'enfants de certaines familles (ce qui serait incompatible avec une période de famine où moins d'enfants auraient survécu). Ces Acadiens sont tout de même des experts en marais salins et il est vraisemblable que les Anglais ne sachant pas trop comment s'y prendre, sont forcés de tolérer la présence de ces papistes. Par ailleurs, pour que ces Catholiques deviennent de bons protestants, une colonie protestante francophone sera établie dans la région de Lunenburg, avec la venue d'un grand nombre de ressortissants de la principauté de Montbéliard. |
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| L'exil | En 1755, le gouverneur Lawrence décide qu'il est temps d'occuper
toutes les terres et commence le nettoyage ethnique connu sous le nom de
Grand Dérangement. Entre 1755 et 1758, presque tous les Acadiens
sont expulsés vers les autres colonies anglaises d'Amérique
ou s'évadent vers la vallée laurentienne. Voici quelques
chiffres sur la dispersion et les populations touchées:
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| Retour de l'exil | Une période de confusion a suivi la Déportation. On a
retrouvé par la suite les Acadiens dispersés en Angleterre,
puis en France d'où plusieurs sont repartis vers la Louisiane (surtout
vers 1785) ou les Îles St-Pierre et Miquelon. Une partie de ceux
qui ont fui par les terres se sont retrouvés au Québec. La
principale concentration dans l'ancien territoire acadien est au nord du
Nouveau-Brunswick.
Très peu de registres ont survécu au Grand Dérangement. La généalogie acadienne est donc souvent accompagnée de points d'interrogation: beaucoup de rattachements sont hypothétiques. |
| Liens: voir Acadie |
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