AccueilConsultation des donnéesIndex régional (parents d'immigrants) Aide et référencesConvention (personnes et familles) Obtenez votre copie sur cédérom (jusqu'à 1770)
|
|
|
|
|
|
Généalogie des Français d'Amérique du NordGéographie de la FranceCe texte a pour but de vous aider à comprendre la
géographie de la France et du reste de l'Europe à
l'époque où nos ancêtres ont traversé
l'Atlantique pour coloniser la Nouvelle-France. La
France moderne est divisée en départements et
régions, ce qui n'était pas le cas à
l'époque où nos ancêtres en sont partis. Ce
n'est qu'à partir du dictionnaire généalogique des
familles du Québec, écrit par René Jetté et
publié en 1983, que l'on commença à utiliser
systématiquement les divisions modernes de la France.
Si vous comparez le contenu de cet ouvrage avec
d'autres travaux, vous découvrirez sans doute que les
régions et même les villages sont
différents de ceux utilisés ici parce que des outils
récents permettent de trouver un endroit correspondant mieux au
lieu d'origine. La
France médiévale utilisait surtout deux divisions
différentes : les provinces et les diocèses
religieux. Les anciennes provinces correspondent aux anciens territoires
acquis ou conquis par la France. Ainsi, le duché de
Bretagne, qui appartenait au duc de Bretagne, est devenu la province de
Bretagne. Ces provinces témoignent d'un passé
féodal, alors que les grands seigneurs locaux régnaient,
parfois comme des rois, sur de vastes
domaines. La province suivait aussi la limite des nationalismes
régionaux, même si parfois les frontières ont
bougé entre l'acquisition par la couronne de France et le
départ de nos ancêtres. Les diocèses rappellent plutôt les grandes
cités du début de la chrétienté et leur
territoire suivait souvent la zone d'influence d'une de ces cités
de la fin de l'ère romaine. La France étant d'abord
catholique, quelques diocèses furent créés afin de mieux
surveiller et bloquer les hérétiques et les
protestants. C'est ainsi que les diocèses sont plus
nombreux dans le sud de la France et que le diocèse de La
Rochelle se forma en 1648, en remplacement de celui de
Maillezais (qui n'avait pas les mêmes limites), peu après
l'extermination des protestants de La Rochelle. Les
diocèses ne correspondent pas aux limites des provinces.
Ainsi, le diocèse du Mans n'est pas identique à la
province du Maine, comme celui d'Angers et la province d'Anjou. Les
anciennes provinces permettaient aux seigneurs locaux de
s'organiser contre le roi. Le gouvernement central
aménagea alors de
nouvelles divisions de la France assez différentes dans certains
cas. Ainsi, les provinces furent remplacées par des
gouvernements régionaux et de nouveaux gouvernements
apparaissaient parfois pour récompenser un officier de la
couronne. Beaucoup de
généalogistes confondent les provinces et ces
gouvernements, ce qui entraîne parfois une erreur
d'identification du lieu d'origine. Par exemple, au 16e
siècle, la Picardie
perdit une partie de son territoire (le Soissonnais ou diocèse
de Soissons, le Valois et le sud du Laonnois) au profit du gouvernement
de l'Île de France. Un immigrant venant de l'ancienne
Picardie continuera à s'identifier comme Picard, même s'il
vient de Soissons. De même, le Loudunois, un pays
situé dans la province de Poitou, est passé du
gouvernement du Poitou à celui de l'Anjou. La carte des
gouvernements que l'on trouve dans plusieurs ouvrages de
référence est donc fausse quand on la présente
comme la carte des provinces. La grandeur de ces provinces varie beaucoup. Les pays formaient des régions plus petites, autres résidus de
l'époque féodale, parfois à cheval sur deux
provinces. Les frontières des provinces et des pays, comme
celles des gouvernements, variaient au fil des siècles, en
fonction de la puissance militaire et des acquisitions du maître
des lieux. On peut également préciser que ces gouvernements
régionaux servaient à des fins militaires. Le
gouverneur était alors le chef militaire de la région. À
l'époque de la renaissance, alors que la
France devint plus centralisatrice, la couronne s'opposa au pouvoir
régional et redéfinit les régions de
différentes façons. Les
généralités et intendances (dirigées par un
trésorier ou un général des finances et parfois
par un intendant) servaient aux fins fiscales. Elles se
divisaient en
élections, juridictions, vigueries et même en
diocèses civils (différents des diocèses
religieux). Au niveau suivant se trouvaient les paroisses
civiles,
servant à recueillir les impôts. Si les paroisses
étaient trop petites, on pouvait les réunir dans une
collecte et si
elles étaient trop grandes, on pouvait les diviser en collectes
(sic). Par ailleurs, certaines généralités
partageaient leur frontière avec une intendance.
L'impôt utilisait d'autres divisions comme celles des greniers
à sel, le sel étant taxé. Les parlements ne réunissaient pas les
députés mais servaient de tribunaux. C'est pourquoi
plusieurs de nos ancêtres étaient des avocats au
parlement. Ces parlements pouvaient disparaître si le roi
décidait de rendre la justice lui-même. Le bras de
la justice s'axait aussi sur les sénéchaussées
(surtout au sud) et bailliages (surtout au nord), parfois
divisés en prévôtés. Dans l'ensemble, le chaos le plus complet régnait.
Un bailliage pouvait servir à des fins fiscales aussi bien que
judiciaires mais la justice d'une paroisse pouvait ne dépendre
que d'une seigneurie. Le nombre de gouvernements, parlements,
généralités, élections, etc. variait
beaucoup selon les années. Si on veut faire une recherche en France, il convient
de connaître les divisions de l'époque car les papiers
pourraient bien se retrouver dans des archives différentes. Divisions modernes
|
||||