5. Faire des recherches - Période ancienne


Les sites spécialisés permettent des recherches mieux ciblées, mais pour des raisons d'éthique peuvent retirer les données trop récentes.

5.1. Portée

Nous allons ici parler des données à accès limité pour différentes raisons:
La période interdite varie selon les lois locales, les recommandations de certains organismes ou le code d'éthique.  Certains parlent de la loi des 100 ans comme si c'était une loi universelle, mais à vrai dire, il s'agit d'une loi précise visant une action précise (en France, l'état civil est versé aux archives départementales après 100 ans, par bloc de 10 ans).  Les durées varient énormément.  Ainsi, l'état civil du Québec versait les registres aux archives après 90 ans (mais avec la publication des microfilms Drouin, cela n'aura de signification qu'en 2030), alors que la sécurité sociale américaine vend l'accès à ses dossiers après le décès de la personne concernée.

5.2. FamilySearch

Les Mormons, ou Église de Jésus-Christ des Saints du Dernier Jour (abrévié SDJ) ou Latter Day Saints church (abrévié LDS), font de la généalogie pour gagner leur ciel.  Il en résultat qu'ils mettent beaucoup de ressources à la disposition de la généalogie, dont la plus grande bibliothèque privée de généalogie, d'importantes bases de données disponibles gratuitement sur Internet ou à bas prix sur cédérom, des millions de microfilms (visibles dans leurs centres d'histoire familiale locaux ou certaines bibliothèques agrées) et même un logiciel de généalogie (PAF).

Leur principal site Internet est www.familysearch.org (un site personnel explique en français ce qu'on peut y trouver: www.jocorama.net/sdj/).  Depuis la page d'accueil, on a 3 choix principaux: recherches, partage des données (via leurs bases) et l'accès au catalogue de leur bibliothèque.  Je parlerai des recherches plus bas.

Le partage des données se fait par une série de CD-ROM appelée Pedigree Files.  Une partie de ces données se retrouve dans la partie Recherches, mais c'est avec les CD-ROM que l'on a un maximum de données.  Ces disques sont annoncés dans la boutique, au prix de 8$ US l'unité, 5 pour 22.50$ et 25 pour 59$.  La série Pedigree remplace la série Ancestral File, la principal différence étant qu'avec AF, on essayait d'éliminer les données en double.  On comprendra que chacun ayant sa vision de la généalogie, la qualité du produit varie beaucoup.  De plus, si quelqu'un corrige ses données, elles se retrouveront sur un autre CD et les anciennes versions ne seront plus corrigées.  En théorie, ces informations ne sont utiles que pour les cas désespérés ou si on veut retrouver tous les descendants, car le taux d'erreurs étant élevé, il est important de tout revérifier, plus qu'avec un répertoire.

Le catalogue indique la liste des livres et microfilms disponibles chez les Mormons.  Les livres sont ceux du centre de Salt Lake City (donc pas de circulation) et portent une cote Dewey.  Les microfilms et microfiches peuvent être commandés au centre locale (comme ceux de la rue Delorimier et de LaSalle) à moins de restrictions.  Les microfilms portent un numéro de 7 chiffres à partir de 0000001.  Les microfiches débutent avec 6000000.  Il est important de se rappeler que, pour le moment et pour quelques années, ces microfilms ne se trouvent pas sur Internet (mais d'ici quelques années, il est probable qu'ils y seront).

La recherche vous conduit à un écran comme le suivant:



La section en beige permet de choisir une resource en particulier.  La section en blanc permet la saisie des données pour la recherche proprement dite.  Si vous choisissez une ressource précise, l'écran de saisie est modifié en conséquence.

Les principales ressources sont:
L'écran de saisie est relativement complet, ce qui ne signifie pas que toutes les données soient utilisées pour une recherche !  En effet, si vous saisissez le nom du conjoint, il n'est en général pas utilisé pour la recherche. Une case permet d'utiliser le nom exact "Use exact spelling" ou le nom approximatif, ce qui permet de trouver certaines variations, mais pas toutes.  L'algorithme n'est pas évident à identifier.  Ainsi, Francois Beauregar trouve Francois Bauregard mais pas Francois Beauregard.  Par ailleurs, en mentionnant le nom d'un pays, cela ne limitera pas la recherche aux données du pays (recensement canadien si on choisit Canada), mais bien aux données rattachées à ce pays (donc, dans le recensement américain, les personnes nées au Canada seraient aussi affichées).

5.3. Ancestry.com

   
    First Name Last Name

Ancestry (www.ancestry.com/) est un gros site américain pour lequel on a investi 75 millions de $US (chiffre de 2000, voir www.myfamilyinc.com/pressroom/archive/third_round.htm).  Voir une description corporative dans www.myfamilyinc.com/.  Nous allons ici voir les bases de données d'Ancestry.

Précisons au départ que l'accès est gratuit ou payant selon la base et l'abonnement choisi et qu'à l'occasion, Ancestry permet de consulter certaines bases durant quelques jours.  La SGCF a pris un tel abonnement, tout comme la QFHS de Pointe-Claire et la bibliothèque des Mormons de La Salle.

L'écran de saisie présenté par défaut sur la page d'accueil ne montre aucune des restrictions.  Le visiteur peut au choix sélectionner une banque de données ou faire immédiatement une recherche.  Dans ce dernier cas, la recherche se fait parmi toutes les bases et avec le nom tel que saisi.  L'écran ci-dessous n'est pas entièrement fonctionnel et ne sert qu'à illustrer les explications.

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5.3.1. Recherche instantanée

Vous pouvez faire tout de suite une recherche, par exemple en saisissant dans (1) le prénom et le nom de famille d'un ancêtre recherché.  Vous pouvez préciser la région ou les années pour réduire le nombre d'informations trouvées.  Pour obtenir des résultats, on clique sur le bouton  Search .

Le résultat est un grand tableau divisé en sections.

La 1re section contient les bases de données en vedette (featured databases).  Il s'agit d'une sélection de bases pour la semaine.

Les sections suivantes présentent les résultats suivants les principales banques de données disponibles.  Ainsi, il y a une section pour les recensements, une pour l'état civil, une pour les journaux, etc.  Ces résultats ne sont pas toujours complets.  Ainsi, la section des recensements présente les plus populaires, mais en cliquant sur view all (nom de la base) results, vous aurez les autres recensements (et le nombre total de résultats).. 

On choisit alors un lien pour voir les résultats.  S'il y a un cadenas, c'est qu'on n'est pas abonné à cette base.  La SGCF a surtout les index et images de recensements, et l'état civil.  La colonne "matches" indique le nombre de résultats, alors que la colonne info permet d'avoir une description de la base en question. 

Au bas de l'écran, une nouvelle interface de saisie est proposée.  Elle est similaire à celle de la page d'accueil, mais vous pouvez ajouter une recherche par soundex (beauregard trouvera beaureguard et beaurgar, mais aussi brasseur et bourcier), choisir une banque de données, ajouter un mot-clé et décider si ce mot-clé est près du nom recherché.

5.3.2. Recherche spécialisée

Si vous choisissez une ressource précise depuis la page d'accueil ou après une première recherche, vous obtenez une interface adaptée à la recherche en question.  Cela vous permettra par exemple de limiter la recherche à un recensement ou d'explorer les données d'une base précise.  Il faut vraiment jouer avec les différents parcours pour voir les différentes possibilités.  Il faut aussi se rappeler de l'importance de l'investissement financier: Ancestry fera tout pour rentabiliser son investissement, ce qui peut parfois signifier que la recherche est moins efficace que dans un monde idéal.

Certains services sont disponibles gratuitement ailleurs et payants sur Ancestry.  Ainsi, l'index des décès de l'assurance-social est gratuit sur FamilySearch.

5.3.3. Mise en garde

Si vous décidez de vous abonner à la maison à ce service, il est très important de savoir vous débrouiller en anglais car la procédure pour se désabonner est compliquée.  Si vous ne dites rien, vous serez réabonné automatiquement après un an.

5.4. Geneanet

Geneanet (www.geneanet.org) a été le premier grand site français de recherches en généalogie.  Il a repris un concept devenu archaïque, celui des Tiny Tafel qui existait quand les babillards électroniques (BBS) étaient populaires.  Le système consiste à extraire les noms de famille de vos données et à faire une base de données avec le résultat.  Si le format Geneanet est un peu différent du format TT, le but est similaire: pour chaque nom, on aurait les années limites (le plus souvent, la 1re naissance et le dernier décès, mais pas de date de mariage) et les lieux mentionnés.  Aucun prénom et dans le cas des Québécois qui descendent d'une poignée de colons venus avant 1700, il est presque impossible de faire la distinction entre les données théoriques (tel immigrant déclare venir de La Rochelle par exemple) et réelles (notre immigrant est né à Poitiers, mais a pris le bateau à La Rochelle).  Donc, pour des noms populaires, l'utilité est très limitée.  Par contre, si le nom est rare, si vous recherchez un immigrant dont peu de personnes descendent ou si on vient à peine de découvrir le nom réel de la mère d'un immigrant, cette base peut devenir utile.

Mais, un des principaux inconvénients de Geneanet, c'est que l'index seul est inutilisable et qu'on a indexé un grand nombre de ressources qui ne sont pas disponibles sur Internet ou qui sont des données personnelles nécessitant l'envoi d'un message.  Donc, vous pouvez trouver le nom recherché, mais la référence est une publication disponible seulement en France, une base de données, un CD-ROM ou l'adresse du courriel de quelqu'un qui lit ses messages une fois par année.

Geneanet offre aussi Geneaseek, un moteur de recherches visant les pages de généalogie.  Un Américain est en train de refaire le même système en fonction des besoins américains, en débutant avec un projet appelé LinkPendium et visant à faire la liste des sites qui seront indexés.  Dans ce dernier, la plupart des liens sont faits dans des sites détaillant les États-Unis jusqu'au niveau des comtés.  Un même site peut donc être indexé plus de 3000 fois.  De même, les sites avec noms de famille sont indexés pour chacun des noms de famille qui s'y trouvent, ce qui multiplie aussi facilement le nombre de liens.  Par contre, en ayant déjà les sites les plus populaires, on peut se concentrer sur les sites portant uniquement sur une région précise ou sur un nom précis.  Mais l'approche de Geneaseek (que j'avais proposée à l'époque) est plus efficace à mon avis car les gens hésiteront à ajouter le 1123123e lien !

5.5. Autres services de recherche et bases de données

Quelques sites ont des bases de données que je décrirai plus bas.  Le nombre de données est loin de ce que l'on trouve dans les sites précédents, mais comme il s'agit le plus souvent de ressources spécialisées ou régionales, leur utilité sera appréciée.  Il est à noter que je ne vais pas faire la liste de toutes les bases de données disponibles.  Je vais omettre les bases dont les propriétaires ont été désagréables à mon endroit (cela va de l'attaque par l'inondation par courriel jusqu'aux menaces de mort).

Je vais donc décrire plus bas les principaux services gratuits ou commerciaux de généalogie avec des bases de données intéressantes et les sites de référence.

Un site que j'appréciais beaucoup est maintenant fermé.  Il s'agit de www.gendex.com qui permettait une recherche parmi les sites web.  Le coût d'un tel service et la faiblesse des revenus ont eu raison de son gestionnaire.  Il est d'ailleurs utile de se demander si de tels services peuvent se rentabiliser quand la clientèle type prévoit ne rien payer !  Par ailleurs, des serveurs comme FamilySearch et GeneaSeek (qui font des recherches parmi les sites de généalogie) peuvent jouer le même rôle s'ils reprennent le même fonctionnement.

5.6. Principales bases québécoises ou canadiennes

5.6.1. Le PRDH

Le premier gros site commercial de généalogie au Québec est celui du PRDH.  Il offre (contre abonnement) 3 bases principales: les données brutes, les familles reconstituées et les filiations.  On peut aussi faire une recherche gratuite pour savoir si tel couple est mentionné, par exemple.

5.6.2. Genealogie.org

Le CGFA, ou Centre de généalogie francophone d'Amérique, est une coopérative parrainée par la Société de généalogie et d'archives de Rimouski.  Il s'agit d'un organisme indépendant toutefois, et non d'une filiale.  Il regroupe un certain nombre de service, donc l'hébergement des pages web d'un grand nombre de sociétés de généalogie et d'associations de famille.  Il offre des bases de données communautaire dont l'accès est gratuite mais nécessite un abonnement.

Il y a une base locale qui semble mise à jour 2 fois par année.  En septembre 2004, on y lit: 4,026,901 d'enregistrements dans 226 bases de données au 4 avril 2004.

5.6.3. Archives nationales du Québec

Les ANQ avaient un certain nombre de bases disponibles dans leurs locaux.  Elles en ont mis plusieurs à la disposition des internautes.  Accès par: www.anq.gouv.qc.ca/conservation/dossiers.htm

5.6.4. Archives nationales du Canada

Les ANC sont les anciennes APC, maintenant fusionnées avec la bibliothèque nationale du Canada et donc sur le point de changer de nom à nouveau.  Elles ont un certain nombre de bases concernant les Québécois, mais aussi les autres provinces.  Accès depuis le centre canadien de généalogie.

5.6.5. Index des recensements de 1901 et 1911

Un groupe privé a indexé le recensement de 1901 et est en train d'indexer celui de 1911.  Le logiciel fourni utilise les images du site des ANC et des bénévoles font la saisie des actes à distance.  Il est aussi possible de proposer des corrections.  L'index n'est toutefois pas normalisé et l'on trouve sur des lignes consécutives les différentes façons d'écrire tel nom.

Adresse: automatedgenealogy.com/census/NationalSummary.jsp

5.6.6. Catalogues de bibliothèques

On trouve sur Internet un grand nombre de catalogues de bibliothèques, ce qui permet de rechercher les livres rares.  Notons en particulier:

5.6.7. Mes sites

Mon propre site a un dictionnaire généalogique en ligne et une liste de liens, mais faute d'entretien adéquat, beaucoup sont maintenant désuets.  Il y a aussi une série de généalogies de personnalités et une liste des villes et paroisses du Québec par comté avec la date d'ouverture des registres.  Une liste équivalente se retrouve sur le site de l'Institut Drouin, ainsi qu'une liste des notaires et une liste de livres de généalogie à vendre.

5.7. Principales bases américaines

Les principales bases américaines ont été décrites en 5.2 et 5.3.  Voici les autres sites intéressants.

5.7.1. Rootsweb

Rootsweb est la plus ancienne coopérative de généalogie sur Internet et la plus grosse.  En 2001, le directeur technique parlait de 3 téraoctets d'espace disponible sur disque (ou 3 000 gigaoctets ou 3 millions de millions de caractères).  Le site héberge un grand nombre de listes patronymiques et régionales, beaucoup de sites dans le cadre du projet US Genweb, plusieurs bases de données et des pages personnelles.  Il a été victime de son succès, si on peut dire, et comme les revenus ne rattrappaient pas les dépenses, le site a été acheté par Ancestry.com.  Rootsweb est toutefois demeuré un site indépendant, mais avec un grand nombre de bannières sollicitant les services d'Ancestry.

5.7.2. Liste de Cyndi

Quand les sites web de généalogie se sont multipliés, plusieurs sites ont offert des listes de sites.  Le site qui est devenu la référence dans le domaine est la liste de Cyndi (Cyndi's List), situé à www.cyndislist.com/  En octobre 2004, le site offre plus de 240 000 liens vers différents sites dans 150 catégories.  Comme tout le monde se connaissait aux débuts de la généalogie, j'ai rencontré Cyndi Howell lors du congrès de la NGS en 2001 et elle m'avait présenté à Karen Isaacson, cofondatrice de Rootsweb.

5.7.3. Projets World Genweb

Quand les Américains ont commencé à multiplier les sites spécialisés, un groupe s'est formé dans le but de cataloguer tous ces sites.  Le concept de base était de faire un catalogue hiérarchisé de tout ce qui était disponible pour les généalogistes sur Internet.  Le Kentucky a lancé le mouvement.

Le projet Worldgenweb fournit une liste de régions auxquelles se rattachent chaque pays, avec un bénévole à sa tête.  Ceux-ci coordonnent ensuite un effort au niveau du pays et de ses régions et sous-régions (avec délégation possible des pouvoirs, selon la population du pays).  Le coordinateur n'est pas nécessairement quelqu'un du pays en question et dans certains cas, ne parle pas la langue locale.

Le projet USgenweb s'est formé dans ce cadre.  Il a un sous-niveau par état, et un sous-sous-niveau par comté (les comtés étant des entités administratives réelles aux États-Unis).  Il a suivi la consigne, si on veut, et même s'il y a un manque de volontaires (chacun voudrait s'impliquer dans une région qui l'intéresse), le projet continue à bien fonctionner.  Selon les int`rêts de chacun, on trouve des listes plus ou moins complètes de liens locaux, quand il ne s'agit pas de données.

J'ai formé les projets CanadaGenweb et QuebecGenweb en 1996, en m'inspirant de la structure du projet en Nouvelle-Zélande.  Je m'étais fixé quelques objectifs, en particulier de donner à chaque région des assises solides et d'encourager le bilinguisme à travers le réseau, puis je me suis retiré.  Même si j'ai été le seul francophone à diriger le projet, le noyau est demeuré bilingue (même si le français n'est pas toujours précis).  Il faut dire que le projet belge équivalent est totalement en flamand, même si la Belgique a plusieurs langues officielles.  De plus, la personne qui avait pris la France au tout début était une Américaine qui le faisait pour le standing et ne parlait pas un mot de français.

5.8. Principales bases européennes

En plus de geneanet, voici les principales bases et sites de référence pour la France et la région voisine.

5.8.1. Geneactes

Alors que certains Français prennent pour acquis qu'il faut avoir un nom de site anglophone, Geneactes a fait preuve d'originalité avec un nom tout en français ! 

Geneacte fait l'inventaire des dépouillements systématiques libres sur Internet.  En théorie, c'est ce que devrait faire FranceGenweb, mais, comme nous le verrons plus bas, FGW n'a pas suivi le modèle américain des sites en genweb !  Geneacte permet de choisir un département dans un premier temps, ou un des pays ou régions indiqués, puis une commune.  On peut alors rechercher parmi près d'un million d'actes.

5.8.2. Geneabank

Geneabank est un système coopératif permettant de consulter les bases de données de plusieurs cercles français.  Comme condition d'utilisation, il faut être membre d'un de ces cercles, ce qui permet d'obtenir des points.  Par la suite, chaque affichage d'un résultat vous prend un point et si la donnée provient d'un autre cercle, le point est transféré au cercle qui a fourni la donnée.  Cet échange de points permet d'équilibrer les consultations entre les cercles participants.  En septembre 2004, le cap des 12 millions d'actes disponibles était franchi. 

Il est à remarquer que la consultation sans être adhérent est parfois possible, par le biais de services commerciaux.  Ce ne sont pas tous les cercles qui jouent sur tous les tableaux et il convient donc de regarder les possibilités pour la région qui vous intéresse.

5.8.3. Les archives départementales

Les AD commencent à rendre disponibles sur Internet des copies des actes d'état civil. 

5.8.4. Les services commerciaux

Les cercles généalogiques ont fait leur apparition en France dans les années 1950.  Ils n'ont commencé à gagner en popularité que dans les années 1980, ce qui explique le retard à faire des répertoires.  Mais quand ils ont commencé, beaucoup l'ont fait en fonction des canaux de diffusion du moment, c'est-à-dire le Minitel.  Il en résulte que peu de cercles font des relevés de façon systématique et sur papier comme au Québec; par contre, les données sont souvent informatisées.  On a aussi privilégié la fabrication d'index et la consultation des actes originaux, ce qui a réduit l'opportunité de diffuser à grande échelle et a encouragé les cercles à attirer les adhérents chez eux au lieu de travailler à distance.  Également, le prêt de microfilms entre centres d'archives (AD) est rare.  Cela a donné la situation actuelle:
S'il s'agit de tendances, il faut préciser que tous les cercles ne sont pas aussi restrictifs.  Certains ont placé leurs données sur un serveur gratuit (comme Genearmor, 22).  D'autres participent à des projets de type coopératif comme Geneabank pour que leurs membres puissent consulter leurs relevés.  D'autres encore utilisent une variété de moyens de diffusion, afin de plaire à tout le monde (CD-ROM, Minitel à différents tarifs, plusieurs sites sur Internet, copies sur papier).  Et dans l'autre sens, certains ripostent avec vigueur si quelqu'un offre la consultation de ces relevés.  On pourrait dire que chaque département et chaque cercle a ses habitudes.  Il convient donc de s'informer localement et d'examiner comment sont diffusés les actes qui vous intéressent.

Les services commerciaux vont en général revendre le travail des cercles.  SWIC était le principal prestataire sur Minitel, mais s'est fait damer le pion par Triatel sur Internet.  Le site de SWIC contient donc 2 listes, ce qui est offert par le Minitel et ce qui est disponible sur Internet.  Pour ceux qui ne connaissent pas le Minitel, disons que c'est un petit écran branché directement au téléphone en France.

Les données de SWIC sont disponibles par cette entreprise, ainsi que par Genealogie.com.  Celles de Triatel sont diffusées par un portail appartenant à la fédération française de généalogie (Bigenet).  Les tarifs varient beaucoup, ainsi que la liste des communes couvertes.

5.8.5. Les services d'entraide

Il existe en France 3 services réels d'entraide.  Le fonctionnement est plus ou moins semblable: des bénévoles peuvent aller aux archives pour rechercher un acte.  La participation aux frais, comme les photocopies, est appréciée.  Beaucoup de bénévoles participent à 2 réseaux et parfois aux 3.  Notez que certains services peuvent couvrir la Belgique, la Suisse et même le Québec.
Il faut éviter l'AFG et ses filiales, comme ma-genealogie.org et AGI (un catalogue qui n'est plus à date du tout).  Beaucoup de gens se sont plaints d'intimidation, de demandes de paiement (pour un service que l'AFG ne paie pas), de copies d'actes payés et jamais livrés. 

5.8.6. Autres bases

On trouve un certain nombre de bases utiles pour la généalogie.