Adieu ma belle

Je lui ai remis, en guise de bouquet,
Ces quelques mots qu'ici je lui écrivais.
Elle m'a souri, lancé dix mercis,
Du coup, j'en étais bien ravi.
Je craignais que cela ne lui plut point,
Mais elle semblait apprécier ces soins.

Puis, comme toujours, elle s'en est allée,
M'ignorant pour le reste de la soirée.
Du coup je n'ai point souffert,
Tant de ses mercis j'étais couvert.

Alors, la réalité toute crue, toute nue,
Comme la foudre m'est soudain apparue.
Au fond, elle se moque bien de moi,
Pour elle, je suis moins qu'un émoi.

Alors, pourquoi tant chercher à faire,
De cette dulcinée si tant tellement amère,
Le but de ma vie et de mes rêves ?
Je pousse mes sentiments à la grève,
Quand je ne regarde que sa douce danse,
À elle il vaut mieux que plus je ne pense,

Avant que sur l'écueil de son indifférence
Ne vienne s'échouer ce qui me reste de chance
Je ferais bien mieux de tourner la barre
Vers des horizons moins barbares.

Adieu, ma belle. J'aurais tant voulu et espéré,
Faire quelques pas dans la vie à tes côtés,
Ce sera pour une autre vie, peut-être, sans doute,
Est-ce qu'il faut qu'encore j'en rajoute ?
C'était pourtant connu dès le premier jour: Exit.
La fin entre toi et moi est maintenant écrite.

Denis

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