
FrancoGène: Généalogie des Amérindiens du Québec
et Métis francophones
Cette page couvre à la fois les Amérindiens du Québec
et les Métis non-québécois dans les régions
où les francophones ont été nombreux. Toute référence
supplémentaire sera bienvenue.
Important: s'il y a très peu de références sur
la généalogie des Amérindiens, les livres sur leur
histoire sont très nombreux
Les noms utilisés pour désigner les Amérindiens,
outre le nom de leur tribu ou nation, comprennent: Sauvages (péjoratif,
inusité de nos jours mais commun il y a un demi-siècle),
Indiens, Indiens d'Amérique, Amérindiens et Autochtones.
Métis signifie "Sang mêlé", c'est-à-dire
qu'au début, un des parents était blanc, et l'autre autochtone,
et plus tard un des deux ou les deux étaient métis.
Alors qu'on peut trouver des métis où il y a des Autochtones
et des Blancs, la nation Métis (et les Métis) comprend les
métis des premières années du territoire du Manitoba.
Contrairement à la croyance populaire, il y a peu de mariages
entre les Autochtones et les Français au début de la colonie.
Ces mariages se retrouvent dans Jetté pour la période avant
1731, tout comme les autres mariages de cette période. Cette
sorte de mariage semble plus commune en Acadie, mais à cause des
registres disparus, il n'est pas possible d'estimer la proportion de familles
acadiennes métisses.
En fait, si nous regardons dans les registres anciens du Québec
(1621-1765), nous trouvons environ 78 couples avec un homme autochtone
et une femme européenne, 45 avec une femme autochtone et un homme
européen et 540 avec 2 autochtones. La base compte en tout
plus de 44 500 couples, dont certains vivant en France.
Le pourcentage de couples métis mariés est très petit,
moins de 0.3%. Il s'agit évidemment de couples selon nos registres
d'église. Il est pratiquement impossible de compter les couples
n'ayant pas laissé de trace officielle à moins de faire des
analyses d'ADN dans toute la population.
La comparaison avec les registres acadiens, bien qu'incomplets, est
assez instructive. Dans les registres des missions du Québec,
comme Tadoussac ou Oka, les Amérindiens sont nommés avec
les appellations amérindiennes. En Acadie, on trouve plus
souvent des noms européens. Dans l'ouest (les pays d'en haut)
ancien, on trouve un certain nombre de coureurs des bois qui ont épousé
des Amérindiennes selon la coutume du pays. Le peuplement
européen s'est fait plus tard qu'en Acadie ou au Québec,
et il semble que la façon de nommer les Amérindiens soit
celle du Québec. Cela pourrait bien signifier qu'en Acadie,
ce sont des Amérindiens qui se sont mélangés aux Blancs,
alors qu'au Québec et dans l'Ouest, ce sont des Blancs qui se sont
mélangés aux Amérindiens. Ceci expliquerait
aussi qu'il n'y ait pas de paroisse amérindienne en Acadie, contrairement
au Québec.
De 1600 à 1800 (années très approximatives), les
actes de baptêmes, mariages ou sépultures peuvent comprendre
seulement le prénom chrétien ou bien le prénom chrétien
et le nom amérindien. Dans le second cas, il est alors possible
de faire un rattachement généalogique: même si le nom
amérindien n'est pas héréditaire, il est conservé
par une personne au long de sa vie.
Vers 1800-1850 (années très approximatives), les actes
amérindiens commencent à inclure des noms de famille et il
devient alors possible de faire une généalogie suivie.
Il y a aussi un phénomème spécial et non-documenté,
celui de l'adoption d'indiens par des blancs sans laisser de trace dans
un registre. En fait, il n'y a, dans les registres québécois,
aucune indication que l'enfant est adopté avant les années
1930, sauf quelques exceptions, que celui-ci soit blanc ou amérindien.
Exemple de généalogie amérindienne
J'ai placé sur la page suivante un exemple de généalogie
amérindienne:
Bibliographie sommaire
Voici une brève bibliographie des livres sur le sujet (à
l'exception des livres strictement sur l'histoire)
-
Martell, Mme, Our People the Indians, circa 1950 (disponible SGCF)
-
Trudel , Marcel , Dict. des esclaves ... au Canada-français,
(dont environ 2000 esclaves amérindiens, surtout Panis)
Il y a aussi des travaux par un généalogiste huron sur une
généalogie des Hurons (je n'ai pas son nom, un Sioui je pense)
Quelques répertoires de mariages avec une grande concentration
d'Amérindiens:
-
Pontbriand, Benoît, Répertoire des mariages de Pierreville
et Odanak (Réserve des Abénakis)
-
Divers auteurs, Répertoire des mariages de L'Ancienne-Lorette
(village des Hurons) (Réserve des Hurons)
-
Faribault, Marthe, Répertoire des mariages de St-François-Xavier
du Sault-St-Louis, SGCF (Réserve Mohawk de Kahnawake/Caughnawaga)
-
Bernard, Pierre, Répertoires des baptêmes, mariages et
sépultures de la paroisse de l'Annonciation d'Oka (Réserve
Mohawk)
-
Premier registre de Tadoussac (et second, troisième, quatrième),
peut-être sur les Montagnais
-
Bernard, Pierre, Répertoires des baptêmes, mariages et
sépultures parus dans le P.R.D.H. (tout le Québec, 1621-1765)
Ailleurs, les paroisses amérindiennes ne sont pas concentrées
dans un répertoire, mais sont incluses dans certains comtés
avec les autres paroisses.
Il y a quelques livres sur les Métis du Manitoba, en particulier:
-
Sprague et Frye, The Genealogy of the First Metis Nation
On trouve également:
-
MUNNELL, Michael D., American Indians of Ashland Co. (Wisconsin)
-
ASSINIWI, Bernard, Histoire des Indiens du Haut et du Bas Canada, Leméac,
1974. Le volume 3 contient une longue biographe et la liste des réserves
indiennes du Québec et de l'Ontario
Page Web et liste de diffusion sur Internet sur les Amérindiens
INDIAN-ROOTS. Discussions (en anglais) sur la généalogie
des Autochtones américains et les recherches historiques. Pour une
question, écrivez à: indian-roots@rmgate.pop.indiana.edu.
Pour vous abonner, envoyez à l'adresse maiser@rmgate.pop.indiana.edu:
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