Comment faire sa généalogie au Québec

Ceci est une nouvelle page ajoutée le 4 décembre 2000.  L'information du site sera réorganisée plus tard et cette page sera adaptée en conséquence.

Voici une méthode assez simple et qui fonctionne assez bien au Québec et avec des ancêtres catholiques.

Remarque préliminaire: faire son arbre dans ce contexte, c'est identifier ses ancêtres en recherchant leurs mariages.  Un mariage a ceci d'intéressant qu'il contient 4 informations pour identifier un couple (2 prénoms et 2 noms de famille), et qu'il donne autant d'informations sur la génération précédente.  J'indiquerai plus bas quelques solutions aux problèmes les plus communs que l'on peut rencontrer, ainsi que les principales différences avec d'autres endroits.  Par ailleurs, il y a dans les bibliothèques municipales et dans les librairies un certain nombre de livres sur la façon de faire de la généalogie.  La plupart sont dépassés en ce sens qu'Internet est nouveau et qu'on n'en tient pas compte.  Mais, rappelez-vous que les principes de bases eux ne changent pas.  Par ailleurs, les sociétés de généalogie offrent aussi des cours.

Pour des raisons pratiques, la liste des liens suggérés apparaît au bas de la page.

Méthode:

Comment organiser ses informations (façon rapide)

Vous pouvez trouver dans une bibliothèque un livre décrivant comment faire de la généalogie et contenant un modèle de fiche de famille.  De même, les logiciels de généalogie ont chacun leur façon de présenter les informations.  L'on retiendra que les informations de base sont les suivantes:
(*) indique des informations que l'on peut inscrire dans la plupart des bons logiciels de généalogie.  Les autres formations peuvent aussi faire l'objet de notes.

Comment organiser ses informations (bon travail)

Vous pouvez trouver dans une bibliothèque un livre décrivant comment faire de la généalogie et contenant un modèle de fiche de famille.  De même, les logiciels de généalogie ont chacun leur façon de présenter les informations.  L'on retiendra que les informations de base sont les suivantes:
(*) indique des informations que l'on peut inscrire dans la plupart des bons logiciels de généalogie.  Les autres formations peuvent aussi faire l'objet de notes. Si un document est incomplet (parents non mentionnés par exemple), notez-le.  Dans tous les cas, chaque information individuelle doit avoir une origine qui vous permettra de la vérifier plus tard.

Autres informations utiles

Faire la recherche d'un mariage

Parce qu'il contient beaucoup d'informations, le mariage est le principal document que vous rechercherez pour compléter votre arbre.  Si vous ne trouvez pas un mariage, il faut alors rechercher par d'autres chemins la même information.  Les principales ressources (voir les liens au bas pour les détails):

Où faire sa recherche

Au Québec, il y a environ 35 à 40 sociétés de généalogie à vocation régionale et ayant une bibliothèque contenant de l'information pour faciliter les recherches.  Voir le lien.  Il y a aussi un certain nombre de bibliothèques municipales ou publiques et des centres des archives nationales du Québec.  Vérifiez d'abord si votre bibliothèque locale contient une collection généalogique suffisante pour faire vos recherches, ou sinon demandez s'il y a une autre bibliothèque offrant ce service.  Pour aider, voir la liste des bibliothèques ayant le Drouin Bleu, une des principales ressources pour retrouver des mariages.  Finalement, il y a un certain nombre de bases de données dans Internet pour faire ces recherches.  En parallèle, les ressources disponibles dépendent des années.  Ainsi, si vous recherchez un acte autour de 1700 au Québec, la première ressource à consulter est le Jetté, puis le Beauregard pour voir s'il y a une correction.

Pour résumer:

Comment bien faire le travail

En théorie, chaque fois que l'on recopie une information, il y a un risque d'erreur.  La séquence de copiage est souvent la suivante :
 
registre original
->
répertoire
->
histoire de famille
->
site web
->
lecteur du site

Il y a donc 4 copies et donc 4 possibilités d'erreurs.

En pratique, ce n'est pas toujours vrai.  La plupart des chercheurs ont accumulé des données de qualité assez variée.  Il y a des sites dont le propriétaire a vérifié les informations depuis le registre original.  Certains actes originaux contiennent des erreurs et ce n'est pas toujours évident de dire que telle information est véridique et telle autre est tirée d'un chapeau.  C'est à force de chercher et de vérifier que vous pourrez améliorer votre instinct et contre-vérifier certaines informations.

Idéalement, vous utilisez la ressource la plus facile à consulter et vous vérifiez sur un acte original. Un peu moins idéale, la contre-vérification dans une source indépendante permet de trouver certaines erreurs (donc, quelqu'un qui n'a pas recopié la 1re ressource utilisée).

Troisième détail important: notez toujours où vous avez pris votre information.  Plus tard, si vous découvrez par exemple des parents différents pour un couple donné, vous pourrez évaluer quelle source est la plus crédible, mais surtout vérifier si vous avez correctement recopier la bonne information au début.
Quelques problèmes typiques

Cas problèmes

Voici quelques exemples de cas problèmes et des façons de les contourner.  Je présume que si vous arrivez ici, vous avez déjà fait le tour des bibliothèques et associations et indiquerai les livres et ressources de façon moins détaillée.  Dans plusieurs cas, on peut en savoir davantage sur une ressource grâce aux liens au bas de la page.

Mariage introuvable

Certains mariages ne sont pas trouvables.  Les raisons sont multiples.  Parmi les principales: Le mariage étant introuvable, il vous faut alors contourner le problème.  Plusieurs solutions sont possibles, selon les années possibles du mariage:

Changements de nom de famille

Que fait-on quand, dans un village, deux personnes portent le même nom ?  Dans certains pays, on précise leur lieu de résidence.

En France, dans plusieurs régions, on leur donnait des surnoms.  Ainsi, quand mon ancêtre Pierre Jarret arriva à Vignieu, vers 1471 avec son père Barthélémy, il y avait déjà un autre Pierre Jarret.  Pour les distinguer, on leur donna donc un surnom.  Ainsi, nous voyons sur les documents d'époque, en latin, les noms de Barthélémy Hugon alias Jarret et un peu plus tard, sans doute quand il a hérité de son père, Pierre Hugon alias Jarret.  Et l'autre Pierre est appelé Pierre Sibuet dit Jarret.  On notera que le surnom est écrit avant le patronyme, mais il ne semble pas y avoir de raison sinon que Barthélémy serait le fils (ou le descendant) de Hugon Jarret et Pierre, celui de Sibuet Jarret (Sibuet étant un prénom dans cette région).  Le surnom apparaîtrait donc, à cette époque comme le nom complet d'un ancêtre devenu nom de famille.  On trouve d'ailleurs, en Nouvelle-France, les Paulhus descendants d'un Paul Hus (et non des Hus-Paul), tout comme des Gastonguay et Castonguay descendants de Gaston Guay.

Tout comme les patronymes, les surnoms ont plusieurs origines.  Ainsi, certains patronymes étaient des prénoms, même si ceux-ci ne sont plus utilisés (comme Bouchard ou Gaultier), d'autres des surnoms affectifs, des noms de métier, de lieux ou de guerre, etc.  Les surnoms ont suivi la même mode.

Voyons maintenant le problème.  Mon ancêtre André Jarret, sieur de Beauregard, apparaît dans les registres avec son nom au complet, mais aussi comme Jarret ou comme Beauregard.  Ses descendants peuvent avoir 4 noms de famille: Jarret dit Beauregard, Beauregard dit Jarret, Beauregard et finalement Jarret.  Comme si ce n'était pas assez, plusieurs descendants de son fils Vincent ont aussi utilisé Vincent comme surnom, en plus de Jarret et de Beauregard.  Ainsi, en 1888, nous avons le décès de Soeur St-Michel, sous le nom de Marie Céleste Jarret dit Beauregard dit Vincent.

Par ailleurs, les surnoms sont portés par des familles, rarement par une seule personne.  Il en résulte que l'on peut faire une liste de ces surnoms et ainsi savoir quels autres surnoms il faut rechercher.  Dans certains cas, il y a peu de variations ou encore on peut trouver un acte sur un autre descendant de la personne recherchée et indiquant quel surnom a été utilisé.  Mais dans d'autres cas, c'est une toute autre histoire et il faut rechercher pour les deux conjoints les différentes combinaisons possibles.  De plus, il y a parfois des erreurs dans les retranscriptions ou encore des curés un peu sourds qui écrivaient les noms au son.  Ainsi, des Jarret deviennent des Charest, ou encore, le nom Phaneuf, écrit Fanef, est lu comme Jarret.

Quand on ne trouve pas, il faut donc:

Couples homonymes

Au Québec, la probabilité que 2 couples soient homonymes, donc qu'ils portent les mêmes prénoms et noms de famille, est d'environ 1 sur 10 000.  En d'autres mots, si vous trouvez 2000 ancêtres (ou 1000 couples), vous avez une chance sur 10 qu'il y ait une erreur à cause de deux couples homonymes.  Si vous faites 10 arbres différents, vous être pratiquement certain d'en identifier un.  Il faut donc vérifier si un couple homonyme de ce nom existe.  J'en ai identifié un certain nombre dans le DGO, mais d'autres sont possibles.

Enfants adoptés

Depuis 1926 au Québec, les parents biologiques sont confidentiels et il faut alors utiliser des ressources spécialisées qui ne sont pas énumérées ici.  Il faut alors s'inscrire auprès de l'organisme concerné et espérer que les parents biologiques ont aussi fait la demande.  Avant 1926, les parents biologiques sont parfois identifiés dans les actes.

Si on ne trouve pas, il est toujours possible de faire une opération de recherches d'envergure et de scruter tous les actes notariés de la région.  Les chances de trouver sont minces mais c'est souvent la seule façon de trouver.

Autres détails sur la vie des ancêtres

Cette page vous permet surtout de construire votre arbre généalogique.  En général, durant cette étape, vous découvrirez quelles sont les principales ressources disponibles pour les autres informations.  En vous rappelant que les détails sont dans la liste des ressources, voici les principaux documents originaux qui vous permettront de compléter les informations sur vos ancêtres.  Il est important de se rappeler que ces actes ne sont pas obligatoires et donc beaucoup de gens n'en ont aucun.

Comment faire ailleurs qu'au Québec catholique

Les registres des Mormons

En plus des autres informations indiquées plus bas, il y a beaucoup de registres microfilmés par les Mormons sur tous les continents.  En général, on trouve une bibliothèque d'histoire familiale dans un temple mormon (ou Église de Jésus-Christ des Saints du Dernier Jour ou SDJ, LDS en anglais) et on se rend sur place après avoir consulté l'horaire.  Ces bibliothèques sont ouvertes à tous et on ne tentera pas de vous convertir, mais les murs sont remplis d'images religieuses et tous les bénévoles qui y travaillent sont, sauf erreur, des Mormons.  Chaque temple semble avoir ses règles sur la façon de commander les microfilms.  Il faut donc s'informer sur place s'il faut commander des microfilms (prix et durée) et appeler auparavant pour savoir s'il faut faire des réservations (je pense que c'est requis surtout en Europe).

Non catholiques au Québec

Les registres du Québec sont uniquement catholiques durant le régime français.  Il s'en suit que durant le régime français, les non-catholiques ont soit fait semblant d'être catholiques, soit n'ont pas utilisés de registres, soit ont reçu les sacrements à l'extérieur de la colonie.

Sous le régime anglais (les registres de la garnison en 1759-1765, et ceux des églises protestantes ensuite), les protestants ont utilisé leurs propres registres.  Ces registres ne sont complets qu'à partir de 1900 environ.  Il y a peu de répertoires.  Donc, il faut souvent se concentrer sur les microfilms et la recherche est plus difficile.

Acadiens et forts de l'ouest

Ceci est un résumé.  Voir mes pages spécialisées sur ces régions.

Les registres acadiens, du moins tous ceux qui ont survécu ou qu'on a pu identifier, sont uniquement catholiques durant le régime français.  Donc, pour l'ensemble de l'Acadie de 1632 à 1713, et dans ce qui correspondant à l'Île du Cap Breton, au Nouveau-Brunswick et à l'Île du Prince-Edouard de 1713 à 1755.  C'est aussi vrai pour les Forts de l'Ouest.

Sous le régime anglais (à partir de 1713 en Nouvelle-Écosse), les actes catholiques ont continué à être tenus dans les églises catholiques, alors que les ministres protestants avaient leurs propres registres et des habitudes différentes.  Au moment de l'exil des Acadiens, tous ont été touchés.  Les actes qui ont survécu sont aussi bien dans la partie devenue anglaise que dans celle devenue anglaise lors du grand assaut de 1755-1758.

Les livres spécialisés essaient tant bien que mal de reconstituer ces familles.  Comme il manque beaucoup de registres, il y a beaucoup de spéculations, ce qui explique que beaucoup de sources sont en conflit.  Par contre, un bon nombre de recensements et de témoignages (les Acadiens passés en France devant témoigner de leur nationalité française) permettent parfois de compléter des lignées, mais il restera toujours des points d'interrogation.

En Amérique du Nord

Chaque province et état a ses propres lois sur l'état civil.  Mais, en général, les églises catholiques ont des registres et beaucoup de répertoires existent.  Dans certains cas, les registres paroissiaux ou d'état civil sont sur microfilm.  Notons en particulier la collection des microfilms Drouin et l'état civil de certains états américains (Maine, Vermont, Massachusetts) à la Salle Gagnon.  Il faut également regarder s'il y a des répertoires.

Beaucoup d'Amérindiens ne veulent pas apparaître sur les registres d'état civil ou les recensements.  Dans certains cas, on peut aller très loin, et parfois on bloque rapidement.  Le facteur chance est important ici.

En Europe

Pour la France, voir le lien plus bas (Recherches en France).  En résumé : les archives d'état civil sont en deux copies, soit dans chaque département (Archives Départementales ou AD) et dans chaque commune d'au moins 2000 habitants (Archives Communales ou AC).  Les AC des petites villes sont aux AD.  Il n'y a pas de site national.  Les AC sont en général plus anciennes que les AD.  En gros, les AC débutent vers 1600-1700 et les AD vers 1689 ou 1735 selon la commune.  Beaucoup de registres ont été détruits.  Il y a quelques registres plus anciens.

Parmi les autres pays, on trouve les registres les plus anciens surtout en Angleterre et en Espagne.  En Irlande et en Allemagne, les registres officiels débutent vers 1850.  Plusieurs églises ont tenu des registres indépendemment du gouvernement.  Le plus simple est d'explorer le site WorldGenweb pour une vue d'ensemble.  Rappelez-vous aussi que les registres

En Asie, en Afrique, en Amérique latine ou aux Antilles

Liens suggérés (en ordre alphabétique):

 
Acadie, Ressources principales www.francogene.com/acadie/ac-ress.php
Arsenault (Histoire et Généalogie des Acadiens) www.francogene.com/acadie/hga.php
Beauregard (Dictionnaire généalogique de nos Origines) www.francogene.com/qc-ress/dgo.php
Bergeron (Grand Arrangement des Acadiens au Québec) www.francogene.com/acadie/gaaq.php
Drouin Rouge (Dictionnaire national des Canadiens français) www.francogene.com/qc-ress/dncf.php
Drouin Bleu et bibliothèques qui ont une copie www.francogene.com/qc-ress/bleu.php
Jetté (Dictionnaire généalogique des familles du Québec) www.francogene.com/qc-ress/dgfq.php
Liens divers (plus de 1000) www.francogene.com/liens/
Microfilms Drouin www.francogene.com/qc-ress/mdrouin.php
Mormons www.francogene.com/qc-ress/mic-sdj.php (microfilms)
Parchemin www.francogene.com/qc-ress/parchemin.php
Petit Drouin institutdrouin.com/petitdrouin/index.php
PRDH www.francogene.com/qc-ress/prdh.php (livres)
www.francogene.com/qc-ress/rab-prdh.php (CD-ROM)
www.genealogie.umontreal.ca (site)
Québec, Ressources principales www.francogene.com/qc-ress/
Recherches en France www.francogene.com/rech-fr/
Sociétés de généalogie (Québec) www.francogene.com/liens/socgenqc.php
Tanguay (Dictionnaire généalogique des familles canadiennes) www.francogene.com/qc-ress/dgfc.php
White (Dictionnaire généalogique des familles acadiennes) www.francogene.com/acadie/dgfa.php

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