
Si nous indiquons les ressources québécoises disponibles, c’est pour indiquer les ressources que les gens du Québec, surtout de la région de Montréal, peuvent facilement consulter. Vous pourrez donc demander à un correspondant québécois de consulter les documents indiqués. Notez aussi que les cercles et bibliothèques en dehors du Québec peuvent aussi avoir une copie des documents en question. En dehors du Québec, il y a un petit nombre de francophones qui pourraient éventuellement vous aider si vous postez une question dans un forum public, mais en général, il faut utiliser les ressources anglophones qui sont détaillées par exemple dans le CanadaGenweb ou le USGenweb.
| Régions d’immigration
Le Québec (migration ancienne et moderne) L’Acadie (migration ancienne) Les forts de l’ouest (migration ancienne) Les Huguenots (migration ancienne) Le Canada à l’est du Québec (migration moderne) Le Canada à l’ouest du Québec (migration moderne) Les États-Unis (migration moderne) Les Îles d’Amérique (migration ancienne) L’Amérique latine (migration moderne) |
La migration moderne, pour les besoins de cet exposé, débute vers 1800.
Si l’immigration est proportionnelle à la population, on peut supposer que celle des Français vers le Canada actuel (avec le Québec) est 1/8 de celle des États-Unis, et vers le Québec elle serait de 1/15 à 1/30. En fait, vu que les Québécois parlent la même langue ou presque, on pourrait supposer une migration plus élevée, mais vu qu’il n’y a eu en général que peu d’affinité entre les Britanniques du Canada et les francophones (ce n’est qu’en 1969 que le français est devenu une langue officielle même s’il était parlé par le quart de la population) et que la migration française vers le Canada a été peu encouragée comparée à celle de l’empire britannique, il est très difficile d’évaluer la migration moderne des Français vers le Québec.
Pour résumer, vous avez beaucoup plus de chances d’avoir un cousin ou un ancêtre qui soit allé aux États-Unis. Mais les francophones sont en très grande majorité au Québec. On évalue en général à 6 millions les francophones (ou en fait les gens d’origine française) vivant maintenant au Québec, à 1 million ceux d’origine française et vivant au Canada en dehors du Québec, et à plus de 20 millions ceux d’origine française ou québécoise (en fait, je pense qu’on a combiné ceux venus du Québec et de l’Acadie) vivant aux États-Unis. On évalue aussi à 250 000 le nombre de Français ayant émigré en Argentine.
Si donc vous n’avez comme indice que « émigré vers l’Amérique », vous devriez orienter vos recherches vers les États-Unis. Si c’est plutôt, vers « le Canada », vous devriez orienter vos recherches vers le Québec dans un premier temps. Dans les deux cas, la consultation des bottins téléphoniques pourra vous indiquer si le nom de famille a survécu (en vous rappelant que 15% environ des numéros sont privés).
L’immigration sous le régime français (de 1608 à 1763) est évaluée à 20 000 ou 30 000 personnes en tout, dont 10 000 mariés ou futurs mariés et 5 000 ayant de la descendance moderne. De 1765 à 1865, la migration est évaluée à **** (Les Français au Québec). Ces chiffres étant relativement faibles, il s’en suit qu’il est possible d’en établir la liste. Je possède d’ailleurs une telle liste pour les gens mariés et une petite partie des célibataires et prévoit rendre disponible une partie des informations de cette liste bientôt. Je peux aussi fournir cette liste sous tableau pour Word pour un département précis. En fait, ma liste comprend aussi d’autres migrants vers l’Amérique du Nord française, ainsi que les migrants d‘autre origine venus avant 1765, et parfois il se glisse d’autres personnes.
En plus des ressources habituelles disponibles dans Internet, je peux aussi faire une recherche occasionnelle pour un nom précis. Vous pouvez aussi envoyer votre question directement à un des forums de généalogie comme news:fr.rec.genealogie ou news:soc.genealogy.french car les ressources permettant de retrouver une personne mariée au Québec sont nombreuses et faciles à consulter.
[Page avec les informations sur le Québec]
[Page des ressources principales sur
le Québec]
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La partie centrale a été colonisée en premier. Ainsi, beaucoup d’Acadiens habitaient Port-Royal et l’agglomération de Grand-Pré et de St-Charles des Mines, cet région se trouvant dans la partie principale de la Nouvelle-Écosse moderne (Canada actuel). Les Britanniques ont envahi la région à plusieurs occasions, quand ce n’était pas une expédition pour brûler les maisons. En 1713, ils s’installent définitivement dans cette partie principale et la renomment Nouvelle-Écosse. À ce moment, les Français décident de construire d’autres établissements en dehors de cette région, le principal étant Louisbourg, dans l’Île Royale (devenue l’Île du Cap Breton, en Nouvelle-Écosse). Une autre région qui devient populaire à cette époque est l’Île St-Jean (devenue l’Île du Prince Edouard). Donc, à partir de 1713, les migrants vont se concentrer dans ces régions demeurées françaises, mais on note un certain nombre de migrants venus de France vers Port-Royal, pourtant dans la partie occupée par les Anglais.
À partir de 1755, le gouvernement britannique de la Nouvelle-Écosse a décidé de faire le nettoyage ethnique de la région. Pour cela, on a embarqué environ la moitié des Acadiens dans des bateaux pour les expédier dans les colonies anglaises d’Amérique, alors que l’autre moitié fuyait vers les colonies restées françaises. Mais comme les Anglais ont ensuite envahi ces colonies, une partie de ces fuyards a aussi été déportée pendant qu’une autre fuyait plus loin. La période d’exil forcé s’étend de 1755 à 1758. À partir de 1763, les Acadiens ont pu revenir chez eux, mais entre-temps, les Britanniques avaient organisé une forte vague d’immigration et leurs terres étaient occupées. Mais en général, les Acadiens ne sont pas revenus en Acadie et ont préféré surtout le Québec, la France et plus tard la Louisiane, les autres terres d’exil étant nombreuses. C’est pourquoi plusieurs Français ont des ancêtres acadiens. On notera que les Acadiens revenus en Acadie ou qui ont fui, se sont concentrés dans le nord de l’actuel Nouveau-Brunswick, pas très loin de la frontière du Québec.
En parallèle avec cette migration acadienne, qui se compose essentiellement de catholiques (et de quelques immigrants protestants qui se sont convertis et se sont confondus à la population acadienne), on trouve aussi une tentation de colonisation francophone (et non française) protestante. Cette migration protestante s’est concentrée à Halifax, puis à Lunenburg, en Nouvelle-Écosse. Elle comprend surtout des migrants venus de Montbéliard (principauté alors indépendante de la France, située à peu près dans le territoire de Belfort et les environs) et de la Suisse francophone (comme les cantons de Genève et de Vaud). Ces gens se sont peu mêlés aux Acadiens catholiques; c’est pourquoi les livres sur les Acadiens les ignorent presque totalement. Mais dans certains cas, l’affinité linguistique a favorisé une certaine compréhension et plusieurs de ces Huguenots ont accueilli les Acadiens comme employés ou locataires.
Nombre de migrants: à venir.
[Page avec les informations sur l’Acadie]
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Presque tous ces forts sont en territoire américain, avec une forte concentration le long du Mississippi et dans les états d’Illinois, Michigan, Missouri, Louisiane, etc. Comme la région est devenue en partie anglaise et espagnole, puis américaine, ce n’est que la migration initiale qui est fortement française et c’est aussi ce qui explique que les ressources disponibles au Québec se limitent souvent à cette période. Après cette période initiale, il faut utiliser les ressources sur les États-Unis (voir plus loin).
[Page avec les informations sur les
forts de l’Ouest]
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Les ressources au Québec ne permettent pas d’identifier facilement les Huguenots. Il faut donc recourir aux ressources sur les États-Unis (voir plus loin). Notons toutefois qu’il existe un relevé des mariages des protestants français de New York.
Les ressources au Québec ne permettent pas de retrouver facilement les Français des îles. Il faut donc recourir aux ressources sur les Antilles dans Internet dont nous ne discuterons pas plus en détail, sinon pour souligner l’association Généalogie et Histoire des Caraïbes présente sur Internet. Notons toutefois qu’il existe un dictionnaire des familles de Martinique et un autre sur les familles de Guadeloupe. Une copie des passagers de Bordeaux pour les Îles est aussi disponible.
Les ressources au Québec ne permettent pas de retrouver facilement les Français de l’Amérique latine. Il faut donc recourir aux ressources sur cette région dans Internet.
www.francogene.com/rech-am/index.php
(Copyrights) 1999 Denis Beauregard