
Une fois la recherche bibliographique terminée, il vous faudra
donc identifier la classe du migrant. Notez les commentaires suggérant
la prochaine action pour un ancêtre dans cette catégorie:
| A | Acte de naissance ou baptême retrouvé. |
| B | Acte retracé pour un parent du migrant (père, mère, frère, soeur, etc.). |
| C | Lieu identifié, commune connue. |
| D | Lieu connu, mais non-identifié. Par exemple, la paroisse St-Jean d'un diocèse quelconque. |
| E | Rien du tout. Aucune source ne donne l'origine européenne. |
L'acte de référence est celui qui nous donne un lieu d'origine. C'est normalement l'acte de mariage en Nouvelle-France du migrant, ou son contrat de mariage. Pratiquement tous les actes peuvent contenir un lieu d'origine (baptêmes et sépultures, confirmations et témoignages de liberté au mariage, recensements, actes notariés ou judiciaires). Si on n'a aucune origine, il convient donc de retrouver tous les actes concernant un ancêtre ou sa famille.
Ici, quelqu'un a trouvé l'acte de baptême (avant 1792) ou de naissance (depuis 1792) en France. En général, cette information est fiable, mais il y a quelques exceptions, soit une erreur de date ou de lieu en recopiant le résumé de l'acte, soit une erreur de débutant si quelqu'un (ou un logiciel) soustrait l'âge de quelqu'un à un moment précis de sa vie (par exemple, au décès).
Il vous faut essayer d'obtenir une copie de l'acte pour vous assurer que ce n'est pas une fausse information (erreur de débutant ou de copiage, par exemple).
Les actes de cette catégorie se retrouvent dans le Fichier Origine s'ils concernent un migrant marié établi au Québec.
C'est un indice que le lieu d'origine est le bon et non une commune ayant un nom similaire.
Dans le meilleur cas, l'acte sur le migrant se trouve dans une autre paroisse. En visite dans une autre ville au moment de l'accouchement, parce que cela faisait mieux l'affaire des parrain et marraine, parce que la famille demeurait entre deux églises, ou pour une autre raison, l'enfant a été baptisé ailleurs. Cela signifie donc qu'il faut aussi regarder les communes voisines quand on ne trouve pas. Ceci même si l'acte de référence dit "natif de tel endroit".
Parfois, le migrant a changé de nom (pour fuir son passé ou simplement parce que ses parents n'ont jamais utilisé son prénom). Donc, on peut identifier le migrant parmi ses frères et soeurs. Ceci implique aussi qu'une recherche du destin des frères et soeurs a été faites pour s'assurer qu'il y a bien eu un changement de nom.
Dans le pire cas, les registres ont disparu et l'acte ne pourra être trouvé. La catégorie B est alors le meilleur résultat possible.
L'acte de référence contient en général un texte disant, soit en parlant du migrant, soit de ses parents, "... de la paroisse de ...". On trouve plusieurs indications typiques pour aider à identifier ce lieu de façon précise. En particulier: nom du diocèse, de la juridiction ou de la province, nom précis d'une commune, vocable d'une paroisse sans autre détail.
Plus un nom est précis ou montre de détails, plus il est facile de le valider. Par exemple, vérifiez si la paroisse a le bon vocable quand le département fait partie des tomes publiés dans la série Paroisses et communes de France. Il est à noter que plusieurs informations sont difficiles à évaluer parce qu'elles changent avec le temps: les frontières des diocèses et provinces peuvent être déplacées par exemple. De plus, les provinces modernes, regroupant plusieurs départements voisins au complet, n'ont aucun rapport avec les provinces du 16e siècle; les diocèses ont été redessinés en fonction des départements après la Révolution française.
Examinez l'acte original ou à défaut un extrait qui indique le lieu avant interprétation. En effet, dans certains cas, on a identifié un nom moderne à celui trouvé dans l'acte, mais il s'agit d'une interprétation. Si la famille est nombreuse et a une revue périodique, il est même probable que ce lieu a été visité sans succès. Il convient alors de rechercher d'autres lieux semblables et de basculer vers la catégorie D.
Pour retrouver les provinces et diocèses d'époque, nous suggérons les cartes publiées dans le livre Du manuscrit à l'ordinateur. Recherchez aussi toute document sur le sujet si vous visitez la France et les AD de la région, ou encore visitez les sites Web régionaux dans Internet, en partant de francegenweb.org
Si le lieu apparaît sur une acte, c'est en général parce que le migrant l'a identifié. Il doit donc avoir une connaissance personnelle de sa province d'origine et du diocèse. En fait, c'est probablement à partir de ce qu'il a entendu en écoutant le sermon du curé à la messe, donc ce type d'information est fiable si cette ancêtre était catholique et allait à la messe. Mais, certains ont plutôt indiqué leur lieu d'embarquement (soldats) ou encore se sont déplacés plusieurs fois avec leur famille.
Dans certains cas, plusieurs lieux d'origine sont possibles. Dans d'autres, on n'a que la province ou le diocèse.
Par exemple, l'acte de référence indique La Tour, tel diocèse, et il y a 2 endroits appelés La Tour dans ce diocèse. Dans ce cas, on doit vérifier chaque lieu possible. A défaut d'avoir accès aux registres, on peut évaluer le lieu le plus probable en regardant les patronymes ou les relevés de mariage des endroits en question.
Si le lieu peu précise (province ou diocèse), il faut examiner les relevés couvrant l'ensemble de la région dans les rares cas où ils existent. Autrement, on est dans la situation décrite ci-dessous en E.
En général, les actes de référence examinés sont l'acte religieux de mariage ou le contrat de mariage. Mais, il existe un grand nombre d'autres actes qui n'ont jamais été examinés systématiquement.
Il vous faudra donc rechercher parmi les actes autres que mariage, en
particulier les actes notariés (Parchemin) et les actes judiciaires
et militaires (en plus des sources imprimées, voir les originaux
aux ANQ, APC et ANF). Identifier tous les témoins dans les
actes sur cette personne et leur lieu d'origine. Identifier tous
les descendants pendant 3 générations et rechercher les dispenses
de mariage pour parenté et les surnoms utilisés. Faire
une recherche dans le Bottin français sur le patronyme au cas où
le patronyme est rare.
Voici quelques exemples.
Fiacre BOILEAU déclare venir de "paroisse de St-Christophe Vieux Chateaux, diocèse de Toul" dans son acte de mariage (extrait du CD-ROM RAB du PRDH). Toul est en Lorraine, et on recherche alors, en vain, un endroit appelé Vieux Château. En se rendant à la bibliothèque de l'UCGL à Nancy et en consultant l'ordinateur contenant les relevés de l'UCGL, on découvre le mariage de ses parents, François BOILEAU et Marie Anne COREL, à Neufchateau le 28 février 1724. Comme la paroisse de Neufchateau est St-Nicolas, il faudra regarder à cet endroit et dans la région immédiate si une paroisse St-Christophe s'y trouve.
Sylvain ROBERT indique comme lieu d'origine la "paroisse de Jolibois, diocèse de Bourges". Alors que Nos Origines en France propose Chalivoy, un examen des communes de la région nous montre un Jeu-les-Bois (Indre) où un chercheur oeuvrant sur place trouve rapidement la présence de la famille.
François CLAVEL dit venir de la "paroisse d'Aurisse, diocèse de Grenoble". Il y a 2 lieux possibles: Auris et Oris-en-Rattier. À partir d'un relevé des mariages d'Oris-en-Rattier, on trouve le mariage de sa soeur, donc on suppose que le bon lieu d'origine est Oris-en-Rattier.
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